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Ikigai vierge : 4 cercles, formats Word, PDF et Canva pour le remplir

Chloé Legrand 8 min de lecture

Vous cherchez un support clair, vide et prêt à compléter. Un schéma Ikigai vierge sert exactement à cela, poser vos idées dans les 4 cercles du modèle, puis repérer ce qui relie vos goûts, vos talents, vos convictions et votre activité professionnelle. L’objectif n’est pas de trouver une réponse parfaite en quelques minutes, mais de rendre visible ce qui compte déjà pour vous, sans vous censurer.

À quoi sert un modèle Ikigai vierge ?

L’Ikigai est un concept d’origine japonaise souvent résumé comme une raison d’être, c’est-à-dire une direction qui donne du sens à la vie quotidienne. Dans sa version la plus utilisée en développement personnel et professionnel, il prend la forme d’un schéma à 4 cercles qui se croisent.

Schéma ikigai vierge avec les 4 cercles à remplir
Schéma ikigai vierge avec les 4 cercles à remplir

Un modèle vierge permet de passer de l’idée abstraite à un exercice concret. Au lieu de réfléchir dans le flou, vous disposez d’une cartographie personnelle à remplir progressivement. C’est utile si vous traversez une période de questionnement, une envie de reconversion, une perte de motivation au travail ou simplement un besoin de mieux vous situer.

Le schéma ne remplace pas une décision, un bilan de compétences ou un accompagnement, mais il aide à clarifier les premières pistes. Il oblige à distinguer ce que vous aimez vraiment, ce que vous savez faire, ce qui vous semble utile et ce qui peut avoir une place dans votre vie professionnelle. En pratique, ce premier tri évite de partir dans tous les sens et donne une base plus nette pour avancer.

Les 4 cercles à comprendre avant de remplir le schéma

Avant de télécharger ou d’imprimer votre modèle, prenez quelques minutes pour comprendre la logique des 4 cercles. Plus les intitulés sont clairs, plus vos réponses seront précises. Vous pouvez noter des mots courts, des verbes ou des exemples très simples, l’important est de rester concret.

Ce que vous aimez faire

Ce premier cercle rassemble vos goûts, vos élans naturels et les activités qui vous donnent de l’énergie. Il peut s’agir de créer, transmettre, organiser, écouter, réparer, écrire, cuisiner, analyser ou accompagner. Ne vous limitez pas à ce qui semble utile professionnellement : notez aussi les activités simples qui vous absorbent sans effort, celles vers lesquelles vous revenez spontanément.

Ce pour quoi vous êtes doué

Ici, l’objectif est d’identifier vos talents, compétences et facilités. Certaines sont techniques, comme gérer un budget, coder, vendre ou dessiner. D’autres sont relationnelles : apaiser un conflit, expliquer simplement, fédérer une équipe, sentir les besoins d’un client. Pensez aussi aux qualités que les autres vous reconnaissent régulièrement, même si vous les trouvez ordinaires.

Ce dont le monde a besoin

Ce cercle touche à vos convictions. Il ne s’agit pas forcément de résoudre un grand problème mondial. Vous pouvez y inscrire ce que vous aimeriez améliorer autour de vous : plus de pédagogie, de justice, de beauté, d’écologie, de lien social, de soin, de fiabilité ou de simplicité. Cette partie donne une dimension utile à votre réflexion et aide à faire le lien entre vos valeurs et vos choix.

Ce pour quoi vous pouvez être payé

Le quatrième cercle ramène l’exercice dans le réel. Quelles activités peuvent devenir un métier, une mission, une offre, un poste ou une spécialisation ? Cette zone ne doit pas casser votre imagination, mais elle introduit une question importante : comment vos envies et vos compétences peuvent-elles rencontrer un besoin concret ? C’est souvent là que se dessine un projet professionnel plus crédible.

Quel format choisir : PDF, Word, Canva ou papier ?

Un Ikigai vierge peut être utilisé de plusieurs façons. Les formats les plus pratiques sont le PDF à imprimer, le fichier Word modifiable, le template Canva complétable en ligne et l’image enregistrable. Le bon choix dépend surtout de votre manière de réfléchir et du temps que vous voulez consacrer à l’exercice.

Format Avantage principal Pour quel usage ?
PDF Mise en page stable et propre Impression papier, atelier, carnet personnel
Word Texte modifiable facilement Réponses longues, corrections, version évolutive
Canva Remplissage visuel en ligne Template esthétique, partage, personnalisation
Image Accès rapide Enregistrement, annotation simple, impression directe

Jobimpact.fr présente notamment 3 options d’usage autour du modèle : Word, PDF et Canva. C’est une bonne base si vous voulez tester plusieurs approches. Le PDF convient aux personnes qui aiment écrire à la main et garder une trace dans un carnet. Word est plus souple si vous avez besoin de reformuler. Canva est intéressant si vous aimez les supports visuels ou si vous préparez un atelier.

Remplir le schéma à la main a un avantage souvent sous-estimé : le rythme est plus lent. Vous sélectionnez moins vite, vous raturez, vous ajoutez dans les marges, vous voyez les hésitations. Sur ordinateur, l’exercice est plus propre, mais parfois plus contrôlé. Si vous avez tendance à trop intellectualiser, imprimez le modèle et utilisez un stylo. Si vous préférez revenir facilement sur vos réponses, le fichier Word reste le plus pratique.

Remplir son Ikigai en 5 étapes simples

Pour éviter de bloquer devant une page vide, mieux vaut suivre une méthode progressive. Jobimpact.fr évoque une méthode en 5 étapes et conseille de prévoir environ 1 heure, avec 15 à 20 minutes par cercle. Cette durée est réaliste pour une première version, à condition de ne pas chercher la formule parfaite.

  1. Installez-vous dans un endroit calme, sans notifications ni interruption prévue.
  2. Remplissez chaque cercle séparément, sans penser tout de suite au résultat final.
  3. Écrivez large : mots-clés, verbes, souvenirs, activités, qualités, envies.
  4. Repérez les recoupements entre ce que vous aimez, savez faire, jugez utile et pouvez transformer en activité.
  5. Formulez 2 ou 3 pistes concrètes plutôt qu’une grande mission de vie définitive.

Un bon réflexe consiste à commencer par des verbes plutôt que par des métiers. Par exemple : transmettre, structurer, soigner, relier, concevoir, embellir, défendre, simplifier. Les métiers viendront ensuite. Cette approche évite de vous enfermer trop tôt dans des intitulés connus et garde l’exercice ouvert.

Pensez votre Ikigai comme un tamis : au départ, vous versez beaucoup d’idées, même mélangées, banales ou contradictoires. Puis vous laissez passer ce qui ne tient pas vraiment, ce qui appartient davantage aux attentes des autres, aux anciennes obligations ou aux projets fantasmés. Ce qui reste dans la maille fine n’est pas forcément spectaculaire, mais c’est souvent plus dense : des gestes récurrents, des environnements qui vous conviennent, des problèmes que vous aimez résoudre, des publics avec lesquels vous vous sentez utile. Cette image aide à ne pas confondre abondance d’idées et clarté.

Éviter les erreurs qui faussent l’exercice

Le principal piège est de se censurer trop tôt. Beaucoup de personnes remplissent leur Ikigai comme un CV amélioré : elles notent seulement ce qui paraît sérieux, vendable ou socialement valorisé. Or le modèle fonctionne mieux quand il accueille d’abord des réponses brutes. Vous pouvez ensuite trier, affiner et regrouper.

Ne pas chercher une réponse définitive

Votre Ikigai n’est pas une sentence gravée. C’est une photographie de votre état actuel, avec vos envies, vos compétences et vos contraintes du moment. Vous pouvez le refaire dans quelques mois, après une formation, une expérience professionnelle, une pause ou une prise de recul. Une première version imparfaite vaut mieux qu’un schéma vide que vous n’osez pas commencer.

Ne pas confondre passion et métier idéal

Ce que vous aimez ne doit pas forcément devenir votre activité principale. Une passion peut rester un espace personnel. À l’inverse, un métier aligné peut venir d’un croisement plus discret : une compétence solide, un besoin réel, une cause qui vous parle et un environnement de travail compatible avec votre personnalité. Le bon équilibre n’est pas toujours spectaculaire, mais il peut être durable.

Faire relire sans se laisser déposséder

Demander un regard extérieur peut être utile, surtout pour le cercle des talents. Un proche, un collègue ou un coach peut repérer des qualités que vous minimisez. En revanche, gardez la main sur l’interprétation. L’Ikigai reste un outil de connaissance de soi, pas un vote collectif sur votre avenir. La lecture finale doit rester cohérente avec votre ressenti.

Une fois votre schéma rempli, choisissez une action simple : chercher trois métiers liés à vos recoupements, contacter une personne qui exerce dans ce domaine, tester une activité bénévole, suivre un module court ou écrire une page sur votre projet. Le modèle Ikigai vierge est un point de départ ; sa vraie valeur apparaît quand il déclenche un mouvement concret. Même une petite étape peut aider à clarifier la suite.

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